Vive le Vent ?

tempête

Le week-end du 20 novembre nous a réservé une belle tempête.

Les conditions météo idéales pour envoyer par terre un beau pin literati, lui dézinguer quelques branches auxquelles vous avez consacré des années de patience, sans parler de ce pot, si longtemps recherché et aujourd’hui réduit à l’état de tessons.

Quant au joli pommier ornemental acheté aux journées portes ouvertes d’un éminent spécialiste batave, malgré son pot profond, il s’est transformé en projectile qui termina son vol parabolique dans une taupinière.

Sauf si la calvitie vous a délivré des problèmes capillaires, il ne vous reste plus qu’à vous arracher les cheveux !
Vous voici donc au milieu de votre jardin de bonsaï, une poignée de cheveux dans la main droite et une zone douloureuse sur le cuir chevelu. Sans compter – c’est bien le mot – l’addition en Euros de ces merveilles que le vent a brisées.
Et ce n’est pas fini, d’autres tempêtes secoueront notre hiver. Aussi je vous propose trois solutions éprouvées pour éviter la casse et un double joker ! Lire la suite

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Saulieu suite numéro quatre : Kimurado*

Après quatre éditions, l’European Bonsaï San Show [1] s’est installé au cœur des manifestations qui comptent dans le monde du bonsaï européen. La preuve en deux micros signes : de bon matin, le parking du parc des expositions de Saulieu est complet et nous sommes quarante-cinq personnes à faire la file pour entrer. Frédéric Chenal a réussi son pari d’entrer dans la cour des grandes expos.

Sous la voûte de bois du Centre Jean Bertin, les habitués s’arrêtent, étonnés : la disposition de l’exposition en carré a cédé place à un dispositif plus classique tout en longueur entouré par les stands commerciaux. Au centre règnent toujours les huit grands Tokonoma occupés par les arbres de Luis Baliño.

Plutôt qu’une description longue et sans style (ce qui en bonsaï serait un comble) des arbres exposés, voici quelques coups de cœur non exhaustifs. Il y avait encore des Taxus indigènes et asiatiques, une satsuki remplie de mouvement, quelques conifères inaccomplis et un mélèze. Madame regarde le larix jaunissant : « Il va mourir ». Monsieur péremptoire : « Sans aucun doute ! Pourquoi exposer un arbre malade ? ». Confronté à un tel degré de méconnaissance botanique, j’ai renoncé à éclairer les deux béotiens sur le caractère caduc de ce conifère passionnant !

pin sylvestre de Baudouin de Lorgeril

Un pin sylvestre de Baudouin de Lorgeril remarqué aussi pour son support

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En guise de mise en bouche

Alors que je débutais dans le Bonsaï, Raoul nous proposa au début de ce millénaire une épreuve qui semblait simplissime : en regardant des photos de bonsaï découpées dans de vieilles revues, nous devions estimer la taille réelle des arbres.
La comparaison entre nos estimations et la taille réelle des arbres révélait un parfait exemple de distribution aléatoire. Un bonsaï photographié seul sur un fond monochrome perturbe l’œil et le cerveau en les privant de tout point de comparaison.
J’ai repensé à cet épisode en arpentant l’European Bonsaï San Show (quatrième du nom) à Saulieu.

Avant de résumer prochainement pour vous  cette manifestation, je voulais mettre en ligne ce cliché:

photo-devinette-lh

Alors arbre photographié dans un éboulis alpin ou bonsaï ?  Facile !

LH

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Le Bonsaï Club Iris participe à Made in Asia 2016

 

Le Bonsaï Club Iris exposera à nouveau à Made in Asia, une occasion de rencontrer de nouveaux publics et de partager notre passion du Bonsaï.

Quand :

  • Le vendredi 11 mars 2016 : De 19h à 21h (entrée gratuite !*)
  • Le samedi 12 mars 2016 : De 10h à 20h00.**
  • Le dimanche 13 mars 2016 : De 10h à 18h00.**

Ou:

Le palais des Expositions de Bruxelles : Place de Belgique, n°1 – 1020 Bruxelles.  –>> Le palais n°5.

Tous les accès à Brussels Expo : Suivre le lien ici.

Accès par train : Gare du midi, métro direction Roi Baudoin, arrêt « Heysel ».
Accès par métro : Ligne 6, direction Roi Baudoin, arrêt « Heysel ».
Accès par tram : Ligne 7 & 51, arrêt « Heysel ».
Accès par bus : Ligne 84 & 88, arrêt « Heysel ».

 

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Le pin a plus d’ennemis qu’on ne le croit

Je vous propose d’embarquer dans une petite suite à « L’ennemi du pin » publié sur ce blog il y a peu.

Non que je veuille – à l’image des feuilletonistes du XIXe siècle me lancer dans une histoire à suivre et sans queue ni tête, mais cet été caniculaire m’a permis de découvrir un sympathique dévoreur de mélèze et d’élucider le mystère des amas de « cocons » sur les rameaux des pins sylvestres et mugo.

Il Etait une fois …

En 1988 mon père planta un minuscule Pinus Mugho « Pumilio » qui, 25 ans plus tard mesurait 1,85 m.  C’est sur cet arbre que j’ai découvert les tenthrèdes du pin et ce que j’ai d’abord cru être leur parasite.
En effet, certains rameaux de l’année dont les aiguilles étaient dévorées se trouvaient entourés d’un manchon de petites pelotes agglomérées .

Acantholyda hieroglyphica dégats IMG_8701

Cela pouvait passer pour des cocons d’une guêpe parasite de la nombreuse famille des ichneumons. D’ailleurs, j’ai photographié tout à côté un hyménoptère très actif qui trottait sur les rameaux . Lire la suite

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L’ennemi du pin : la tenthrède

Larves grégaires de Neodiprion sertifer sur Pinus mugo

Larves grégaires de Neodiprion sertifer sur Pinus mugo (cliché de l’auteur)

Avec la fin du printemps, reviennent sur vos pins de curieuses bestioles que les non-initiés prennent pour des chenilles  qui pratiqueraient un genre de break-dance collectif dès qu’on les approche.
Double erreur, elles ne dansent pas mais cherchent à vous berner et ce ne sont pas des  chenilles. Il s’agit de larves d’un hyménoptère dont les adultes ailés passent en général inaperçus.

Comme je ne veux ni vous énerver, ni vous endormir par un long exposé en vous situant ces charmantes bestioles dans le règne animal, je vais me limiter à l’essentiel.
Ces fausses chenilles sont les larves de la tenthrède du pin (Neodiprion sertifer), une cousine éloignée des guêpes, fourmis, abeilles et autres bourdons. Ce groupe d’hyménoptères ne présente pas la fameuse « taille de guêpe » caractéristique des autres hyménoptères (les Apocrites et Térébrants[1]) Lire la suite

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